Les pesticides dans nos logements - 15/01/2026

Une étude a été menée pendant 2 ans et demi afin de quantifier la concentration en pesticides dans l’air et les poussières de nos logements. Cette étude a été faite par l’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs (OQEI) porté par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) entre novembre 2020 et février 2023. Les résultats de cette étude baptisée Pestiloge ont été dévoilés à l’automne 2025 et vont permettre d’évaluer les risques liés à l’exposition des pesticides et à leur gestion, que ce soit des produits phytopharmaceutiques, biocides et antiparasitaires et à leur gestion.
L’étude s’est faite dans 517 logements répartis sur 321 communes et 84 départements de France ont ainsi été analysés. La recherche s’est concentrée sur 81 pesticides dans l’air et 92 pesticides dans les poussières.
Il en ressort que beaucoup plus de substances de pesticides sont présentes dans les poussières que dans l’air.
Dans 9 habitations sur 10, il a été retrouvé les 13 substances suivantes dans les poussières : le boscalid, le dicloran, le difénoconazole, le propiconazole et le tébuconazole (produits fongicides), l’acétamipride, la cyperméthrine, l’imidaclopride et la perméthrine (produits insecticides), le glyphosate et le terbutryne (produits herbicides) et du DEET et de l’icaridine (répulsifs d’insectes). Le fipronil, le lindane, le pyriproxyfène et la transfluthrine (insecticides) ont pour leur part été relevés dans plus de la moitié des logements.
Dans l’air, cinq composés ont été identifiés. Lelindane, la transfluthrine, le DEET, l'icaridine et la perméthrine (insecticides et insectifuges) ont été relevés dans plus de la moitié des logements, le folpel (fongicides) dans 60 % des habitations et le chlorpropham (herbicides) dans 70 % des logements.
L’interprétation de ces chiffres est compliquée car il n’existe pas de valeurs de référence ou de seuils réglementaires pour dire si ces données présentent un risque pour la santé des occupants. Toutefois, certains de ces pesticides sont persistants car ils sont toujours présents dans nos logements bien qu’il y ait eu des restrictions ou à une interdiction d’usage depuis longtemps.
L’OQEI indique que le nettoyage régulier des surfaces et l’aspiration des poussières sont pour l’instant les meilleurs moyens pour limiter la subsistance de ces pesticides dans les logements.
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